Covoiturage VAP : l’autostop de proximitéGestes pratiques

10 décembre 2010

Un « VAPPEUR » sachant « VAPPER »…
Les VAP, c’est de l’ autostop de proximité entre habitants d’un même quartier pour parcourir de courtes distances dans sa commune, aux alentours, ou pour se rendre à une gare, ou un arrêt de bus.


 

Petit lexique des Voitures A Partager

« VAPPER » : un néologisme pour désigner l’action de mieux occuper les voitures pour parcourir de courtes distances.

« VAPPEURS » : un néologisme pour désigner les membres VAP qui font de l’autostop ou prennent un passager dans leur quartier.

L’AUTOMOBILISTE : accueille un passager lorsqu’il doit prendre sa voiture ou la laisse au garage quand son trajet lui permet de lever le pouce pour se faire amener à un transport public.

Le PIETON : monte dans une voiture qui passe pour se faire amener plus rapidement à un transport public ou pour se déplacer dans les environs…
 

Mode d’emploi des « voitures à VAPPEURS »…

Toute personne intéressée par les VAP doit d’abord s’inscrire comme membre, « vappeur » piéton et/ou automobiliste dans son antenne locale.
Chaque nouveau membre verse 5 euro de frais d’inscription sur le compte 523-0802714-17. Ensuite, la pratique des VAP est gratuite.
Le piéton se place sur le bord de la route et fait signe aux automobilistes en montrant sa carte VAP et en indiquant sa direction à l’aide d’un carton de direction.
L’automobiliste place une carte VAP sur le pare-brise de son véhicule et prend le piéton s’il va dans la même direction.
Des panneaux VAP sont installés dans les communes participantes pour faciliter les rencontres entre piétons et automobilistes. Mais l’autostop peut se pratiquer en dehors de ces arrêts.
 

Le succès des VAP dépend du réseau des membres !

L’autostop, voilà bien une pratique tombée en désuétude et qui suscite certaines réticences…
Le pari des VAP, c’est de la remettre à l’honneur en l’encadrant davantage : inscription préalable, courtes distances, complémentarité avec les transports publics,… Et ce, dans un but de convivialité, mais aussi de repenser l’usage de la voiture individuelle…

Mais, pour que les VAP s’imposent, il est indispensable que chaque membre se sente en même temps acteur du projet…

    Cela implique :

  • Que chaque membre s’engage à inscrire à son tour un nouveau vappeur,
  • Que les membres connaissent d’autres vappeurs dans leur antenne…
  • Que les automobilistes aient toujours leur carte/autocollant VAP sur leur pare-brise pour être bien visibles,
  • Que les piétons se décident à tester l’autostop VAP dès que l’occasion se présente et qu’ils aient toujours un carton pour indiquer leur destination,
  • Que les responsables de l’antenne multiplient les occasions de rencontres entre membres pour créer de la convivialité et surmonter les appréhensions,
  • Que progressivement des arrangements s’organisent entre membres en plus de l’autostop initial.

Certes, VAPPER demande de changer nos habitudes.
Mais plus les VAPPEURS seront nombreux et se connaitront, plus ce covoiturage deviendra naturel et facile pour chacun !

Article paru dans Eco-Vie N°256, la revue trimestrielle de l’asbl Eco-Vie

3 commentaires sur “Covoiturage VAP : l’autostop de proximité”

  1. Laloux dit :

    Bonjour,
    Juste deux mots pour vous remercier de faire écho au projet VAP! C’est vraiment très encourageant de sentir les synergies qui s’installent entre les différents projets!

    On es prêt nous aussi à relayer votre action sur notre site! Si vous voulez nous contacter et/ou nou s laisser une courte présentation à ajouter au lien vers votre site, nous la mettrons volontiers prochainement!

    Bonne contiuation,
    Cordialement, Claire L

  2. Isa dit :

    Je vis dans une commune où les panneaux VAP fleurissent à divers endroits. Je roule peu en voiture, d’accord, mais je n’ai jamais vu de piéton à l’un de ces arrêts. Il m’est par contre arrivé de m’arrêter à un arrêt de bus et de proposer à la personne qui attendait de l’emmener. Elle a été très surprise. J’ai même pu la reprendre pour le trajet retour, chargée de ses courses. Quand on connaît la fiabilité des TEC, jouer au bus de temps en temps ne coûte rien et fait plaisir.

  3. Patrice dit :

    Bonjour,

    L’idée du projet est super mais je suis au regret de signaler que sauf quelques rares utilisateurs, ce système ne fonctionnera JAMAIS!!! Depuis 2007 je travaille sur un système de covoiturage intelligent et je peux prouver que si chaque participant (covoitureur et conducteur) n’y trouve pas d’intéret, les conducteurs de voitures se lasseront vite du système (pour preuve, l’autostop ne fonctionne plus depuis quelques années) Les gens ont peur de s’arreter pour un inconnu ou d’être pris en charge par un inconnu, avec tout ce qui se passe actuellement.
    J’ai mis au point ce système pour voyager partout en Europe, EN TOUTE SECURITE, à un prix défiant toute concurence pour les navetteurs et d’une récupération financière intéressante (par banque et non taxable) pour les conducteurs. Bref, un système très similaire à celui de Facebook, (d’avantage sophistiqué encore) mais pour la mobilité. Je suis au regret de constater que malgré toutes les démarches entreprises, personne à ce jour n’a sous évalué notre étude, mais n’a non plus été intéressé par nos demandes d’aide! Seul la région Wallonne nous a subsidié par une bourse de préactivité, ce qui n’a pas suffis pour faire aboutir notre projet!!!
    Si vous vous faite la réflexion en rapport aux voitures garées aux entrées d’autoroute; c’est parce que ces navetteurs se connaissent et souvent, travaillent aux mêmes endroits!!! Pour toutes personnes qui souhaite en connaitre d’avantage, vous pouvez me contacter par mail à: pat.delsu@gmail.com

    Cordialement,

    Patrice Delsupexhe

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