Chocolat en forme de cœur, pendentif « love », parfum aphrodisiaque, slip flanqué d’une photo des tourtereaux, week-end très loin en hôtel de luxe… C’est la saison de la fête des amoureux et avec elle son lot d’idées cadeaux pour combler l’être aimé… ou du moins, en donner l’illusion. Le Collectif to be and not to pub s’insurge : « La masse grandissante de pub engendre et entretient l’amalgame entre l’être et l’avoir, elle fait croire qu’on vit plus aimé et plus heureux en consommant plus, en possédant plus. »
Selon une étude du CRIOC, un Belge sur quatre fête la Saint-Valentin. Ce sont surtout les 30-39 ans (45%) qui la fêtent, ainsi que des consommateurs appartenant aux groupes sociaux supérieurs (37%). Les consommateurs des groupes sociaux inférieurs boudent davantage le 14 février, ce qui témoigne encore l’aspect commercial de cette fête. Cet événement se passe de plus en plus en famille: 52% en 2009, contre 8% en 2006. 57% des consommateurs vont fêter la Saint-Valentin au restaurant. D’année en année, le montant dépensé pour l’achat d’un cadeau diminue.
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C’est sur ce constat, que le Collectif propose de mener des actions spontanées contre la publicité du 7 au 14 février. Le principe : mettre son talent en action pour redécorer, déchirer, recouvrir, compléter, peinturlurer… les panneaux publicitaires qui inondent la ville, enferment les amoureux dans des stéréotypes et leur font acheter des trucs très souvent complètement inutiles, comme des cadeaux standardisés pour la Saint-Valentin.
Le collectif propose de s’organiser en petits groupes et souligne que « ces actions n’ont ni chef ni limites (géographiques, temporelles…) ». Il invite « célibataire, féministe, anticonsummériste, antipubiste, artiste opportuniste, colleur-euse d’affiches acharné-e, activiste ou simplement citoyen-ne en manque d’espace d’expression » à y prendre part. Invitation qui pourrait aussi être élargie aux « amoureux », en première ligne de cette fête annuelle et pas nécessairement adeptes de l’achat compulsif pour contenter leur moitié.
Et pour ceux qui ne se sentent pas l’âme de militants antipub, pourquoi ne pas tout simplement s’inspirer du slogan… et faire l’amour plutôt que les magasins, le jour de la Saint-Valentin (et les autres aussi d’ailleurs). Ca coûte moins cher, c’est bien meilleur pour la santé et ça ne nuit pas à l’environnement !
Céline Teret
En savoir plus :
« Faites l’amour, pas les magasins » sur www.demarche.org/faiteslamourpaslesmagasins

