« Une vérité qui dérange ». C’est le titre du documentaire de Davis Guggenheim mettant en scène Al Gore, l’ex-futur président des Etats-Unis. Dans les cinémas belges depuis le 11 octobre dernier, cette vérité-là arrange : les classes envahissent les salles obscures, les militants s’y bousculent, d’autres s’y risquent par curiosité. La presse encense l’essai et notre premier Ministre Verhofstadt y fait allusion dans son discours de politique générale. Le message lancé par Al Gore semble faire l’unanimité. Encore faut-il qu’il se traduise par des gestes concrets de la part des citoyens et des gouvernements.
Partagez vos avis et pistes éducatives au sujet du documentaire « Une vérité qui dérange » en laissant un commentaire au bas de cet article. La parole est à vous…
Effet médiatique aidant, le succès est au rendez-vous et la tentation est grande de s’y précipiter, en famille, entre collègues, ou avec un groupe de jeunes ou moins jeunes. Très bien, mais à quoi se préparer ? Est-ce une révélation utile, un docu américain caustique à la mode, un remède à une société égarée ? Ou de la démagogie à l’heure où (presque) tout le monde s’insurge contre les effets des changements climatiques mais ou (presque) personne ne bouge ?
Un message politique
S’il se présente sous forme d’une magistrale leçon de vulgarisation scientifique sur le réchauffement climatique, ce n’est pas cela qui rend le film incontournable et le message innovant. Fonte des glaces, montée des eaux, extinction de certaines espèces, croissance des sécheresses et des inondations,… De nombreux ouvrages (voir « pour en savoir plus » ci-dessous) avaient exposé ces chiffres et ces constats avant Al Gore. Ce dernier s’appuie d’ailleurs en partie sur les mêmes données reconnues et éprouvées pour alimenter « son » documentaire de graphiques percutants. Non, la nouveauté n’est pas dans cette démonstration scientifique – néanmoins intéressante, percutante et nécessaire – des changements climatiques. Elle est bien davantage dans le message politique sous-jacent, porté par un des plus hauts responsables qu’ait compté la fin du siècle passé : le deuxième homme du plus puissant pays du monde à la veille des années 2000, qui faillit en devenir le premier homme à une poignée de voix floridiennes près.
Son credo est simple et récurrent : il reste 10 ans pour sauver la planète. Pour ce faire, élisez des responsables soucieux de l’avenir écologique de la Terre. Votre voix compte ! Extraits : « Si un problème n’est pas la préoccupation première des électeurs, il est facile de l’ignorer ». « Il faut trouver des moyens pour que ces avertissements scientifiquement prouvés soient entendus là -haut, et qu’on y fasse quelque chose ». « Notre manière de penser est le premier facteur qui influence notre relation à la Terre ». « Notre civilisation est encore au stade du déni catégorie 5. (…) Une seule chose manque, la volonté politique, mais c’est une ressource renouvelable. »
Pour appuyer le propos, les images des résultats de sa défaite aux élections présidentielles de 2000 succèdent à celles des cadavres flottant à la Nouvelle-Orléans cinq ans plus tard, suite au passage de Katrina – l’un des événements climatiques extrêmes accentué par le réchauffement climatique. Les effets dramatiques de la hausse du niveau des mers s’enchaînent à la liste des 156 pays ayant ratifiés Kyoto, à l’exception notable des États-Unis et de l’Australie. Et comme pour alléger le poids des constats alarmants qui défilent à toute allure sous les yeux des spectateurs, Al Gore ne manque pas de glisser quelques notes d’humour, souvent grinçant.
Le générique de fin clôt la démonstration par quelques conseils pour changer les choses : outre l’utilisation d’ampoules économiques, le recyclage des déchets et autres habituels gestes prônés pour réduire sa consommation, retenons surtout les solutions plus rares mais plus globales, telles que « Dites au Congrès et au gouvernements locaux d’agir. S’ils ne vous entendent pas, faites-vous élire ». Ou encore « Investissez intelligemment… ». Tout le monde l’aura compris à la sortie de la salle – espérons-le : nos choix démocratiques pèsent lourdement dans la balance écologique.
Et en Belgique ?
L’exposé d’Al Gore a fait de l’effet au plus haut niveau politique belge. Dans son discours de politique générale du 17 octobre dernier, Guy Verhofstadt a fait part de l’impact qu’avait eu sur lui « Une vérité qui dérange » et déclarait : « Nous pouvons toutefois prévenir ces désastres. Ce n’est pas une fatalité. À une seule condition : que nous réduisions drastiquement nos émissions de CO2. Nous devons prendre au sérieux le message d’Al Gore. Notre plan Kyoto est un pas dans la bonne direction, mais de nouveaux instruments s’avèrent nécessaires. (…) » Il annonçait également la création d’une taxe sur les emballages… Solution inadaptée selon Inter Environnement Wallonie (IEW), fédération regroupant plus de 140 associations. IEW lance un message clair en demandant « aux gouvernements fédéral et régionaux de cesser de fuir leurs responsabilités et de mettre en Å“uvre sans plus attendre les politiques radicales que la situation exige. »
Malgré les bonnes intentions parsemées dans le discours du Premier ministre, la Belgique est à la traîne en matière de réduction d’émissions de CO2. Selon un rapport récemment dévoilé par l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), la réduction moyenne annuelle des émissions de gaz à effet de serre de notre pays devrait péniblement atteindre les 6,6% sur la période 2008-2010, alors que la Belgique s’était engagée au travers du Protocole de Kyoto à atteindre la barre des 7,5%. On est donc bien loin du compte… Et pire encore : l’AEE rajoute que parmi les 6,6% annoncés, 5,8% proviendraient de mécanismes de flexibilité prévus dans le Protocole (achats de crédits CO2 et financement de projets à l’étranger) et non de mesures effectives de réductions sur notre territoire.
Le message d’Al Gore doit maintenant poursuivre son chemin, de « Monsieur tout le monde » aux instances les plus élevées. Aux vues des unes de journaux, qui ne cessent depuis la sortie d’« Une vérité qui dérange » d’aborder sous tous les angles la question des changements climatiques et de l’empreinte écologique, le message prend son envol. Les citoyens ne peuvent passer à côté, les responsables politiques non plus. Et si la poudre ne prend pas en soulignant les conséquences écologiques et sociales qu’engendrera le réchauffement climatique d’ici quelques décennies, il est également possible de mettre en exergue ses effets dévastateurs au niveau de l’économie mondiale. En effet, un rapport fraîchement déposé sur la table par Nicholas Stern, ancien haut responsable de la Banque mondiale, prévoit que la facture du réchauffement climatique devrait s’élever à 5 500 milliards d’euros. Si rien n’est mis en oeuvre pour lutter contre le changement climatique, le monde pourrait être entraîné dans une crise économique de l’ampleur de celle de 1929. Alors, toujours pas convaincu ?
Christophe Dubois et Céline Teret
- « Une vérité qui dérange » (« An Inconvenient Truth »), documentaire américain réalisé par Davis Guggenheim, 2006, 1h38min. Et le site www.criseclimatique.fr/
- Sur le site Wikipedia, la définition de « changement climatique »
- « Trop chaud », hors-série du Courrier International, octobre-novembre 2006. Un numéro spécial sur le réchauffement de la planète avec des solutions pour y remédier.
- Pour les enseignants et animateurs, consultez la banque de données Envirodoc.org et celle du Réseau IDee
- Et d’autres sites à vocation pédagogique: EducaPoles et Climatechange.be
- Quelques références de sites pour comprendre et agir : Défi pour la Terre, Ademe et Greenpeace
Testez son empreinte sur la planète sur le site de WWF Belgique - Sur le site d’Inter Environnement Wallonie, la campagne mondiale de soutien à la lutte contre les changements climatiques (rendez-vous le 4 novembre 2006!!)


Les paroles d’Al Gore résonnent encore dans les têtes de chacun. Les images d’une planète au bord du gouffre s’entrechoquent. Une vingtaine de personnes ont répondu présents à l’invitation d’Inter Environnement Wallonie proposant de découvrir ensemble « Une vérité qui dérange ». Nous voilà maintenant installés dans un café à deux pas du cinéma. Autour d’un verre, les premières impressions fusent, spontanées, sporadiques: « Ca m’a fait plaisir de voir qu’il y avait autant de monde dans la salle », lance l’un. « C’est l’idéal pour les écoles. La personne à la caisse a d’ailleurs dit qu’elle avait vu défiler beaucoup de classes aujourd’hui ». « C’est quand même très rapide et pas toujours évident à suivre. » De l’autre côté de la table, une dame enchaîne: « Ce film fait vraiment réfléchir, d’autant plus qu’il propose différentes solutions ». Une autre rétorque : « Moi, je me sens encouragée. C’est important de commencer par soi, par des gestes au quotidien. ». « Oui mais pas uniquement, il faut agir à tous les niveaux ». Beaucoup acquiescent. « Il y a 5 ans, on n’aurait pas pu faire un film comme ça. On ne prenait pas au sérieux les personnes qui parlaient de changements climatiques. Aujourd’hui, c’est enfin le cas. Ça m’épate ! ». Entre deux claquement de verre et quelques notes de musique, la discussion se poursuit timidement sur l’économie d’énergies au travers de gestes au quotidien. « Une vérité » qui suscite réflexion et débat. Et c’est tant mieux !
La crise climatique fait irruption sur la scène apocalyptique du monde
27 octobre 2006 — On nomme le document “le rapport Stern�. Il semble bien qu’il pourrait être appelé à apparaître comme un événement important dans l’histoire qu’on fera plus tard, s’il reste encore des historiens, de l’évolution de la crise climatique. Il s’agit du rapport que Sir Nicholas Stern, un ancien économiste de la Banque Mondiale, vient de donner au cabinet britannique. C’est Gordon Brown, le futur Premier ministre, qui avait demandé ce rapport à Sir Nicholas.
The Independent, le quotidien britannique qui a fait de la crise climatique un des thèmes centraux de sa politique éditoriale, présente le rapport Stern et les effets que sa diffusion a provoqués et provoque dans le monde politique britannique. La particularité du rapport Stern est qu’il envisage la crise climatique essentiellement dans ses conséquences économiques, sociales et politiques. Il renverse complètement la pensée admise sur cette question. Ce n’est plus “si nous faisons quelque chose contre le réchauffement climatique, notre économie en souffrira� ; c’est au contraire : “si nous ne faisons rien contre le réchauffement climatique, notre économie s’effondrera�.
Ses conclusions sont effrayantes :
• Si l’on ne fait rien, la crise climatique entraînera une dépression auprès de laquelle la Grande Dépression paraîtra bien maigrelette. En fait, un effondrement de 20% de la production économique.
• Des déplacements massifs de populations entraînant des troubles ethniques et sociaux de très grande ampleur.
• La multiplication du désordre politique et des conflits de survivance, la forme la plus sauvage des conflits qu’on puisse imaginer.
Quelques extraits de l’article de The Independent :
«Global warming could cost the world’s economies up to 20 per cent of their gross domestic product (GDP) if urgent action is not taken to stop floods, storms and natural catastrophes.
»That stark warning was given to Tony Blair and his cabinet yesterday by Sir Nicholas Stern, a former World Bank economist, and is said to have left cabinet ministers chastened by the magnitude of the threat posed by climate change.
»In a preview of a report he is to deliver next Monday, Sir Nicholas told the Cabinet the world would have to pay 1 per cent of its annual GDP to avert catastrophe. But doing nothing could cost 5 to 20 times that amount. He told them: “Business- as-usual will derail growth.�
»The massive 700-page report — commissioned by the Chancellor, Gordon Brown — was described as “hard-headed� and “frighteningly convincing�. It focused on the economic peril now confronting the world, unless action was taken to combat harmful CO2 emissions that contribute to global warming.
»“He left no one in any doubt that doing nothing is not an option,� said one Whitehall source. “And he stressed that the need for action was urgent.�
»His review could be a watershed in overcoming scepticism about the existence of global warming. “It was hard-headed,â€? said another source. “It didn’t deal in sandals and brown rice. It stuck to the economics.â€?
»Mr Brown believes it could force the oil-dominated White House of George Bush to concede the importance of action to curb climate change. One minister who was present said it destroyed the US government’s well known argument that cutting carbon emissions was bad for business.
»His report, covering the period up to 2100, warns that climate change could cause the biggest recession since the Wall Street Crash and the Great Depression. A downturn of that magnitude would have “catastrophic consequencesâ€? around the globe, with the poorest countries hit first and hardest, Sir Nicholas told the Cabinet. Insurance analysts, who submitted their evidence for his report, said they feared insurance claims could exceed the world’s GDP.
»One witness said: “The entire pitch of the report is that there is nothing in it about the need to be green, or about caring for the environment, it’s all hard-headed economic reality,â€? he said.
»The Treasury believes that publication of the Stern report could be a turning point in public opinion in America, to force the Bush administration to accept the scientific evidence that global warming is happening.
»“It is huge, a desk-breaker. It could be as important for climate change as the Africa Commission was for poverty in Africa. Its biggest impact could be on public opinion in America, which is like turning around a tanker,� said one official. It is expected to dominate the UN international climate talks scheduled to start in Nairobi, Kenya, next week.»
La perspective d’une “contre-révolution copernicienne�
Puisque Sir Nicholas a développé sa prévision du point de vue économique et politique, considérons ses effets du point de vue politique le plus immédiat. Nous avons pensé depuis longtemps que la crise climatique est un facteur fondamental de l’évolution de la crise de civilisation, que sa réalité est d’ores et déjà perceptible, que ses effets seront immenses. Le rapport Stern apporte un outil d’analyse qui va précipiter la perception de cette crise et de ses conséquences et, sans doute, qui va amener des effets immédiats.
Cinq points (dont un annexe) au moins méritent notre attention :
• Le monde politique du Royaume-Uni, et notamment le gouvernement actuel, acceptent aisément de faire de la crise climatique un facteur important de leur communication politique, puis de leur politique. Une telle “tactique� donne aux Britanniques un moyen de sortir de l’épouvantable situation où ils se trouvent à cause de l’Irak, si l’on veut “sortir par le haut� en évacuant la crise irakienne par une autre crise, d’une importance singulièrement plus importante. Elle permet au Royaume-Uni d’espérer retrouver un certain lustre, un certain poids international en pleine déroute irakienne.
• C’est Gordon Brown, futur PM britannique, qui a commandé le rapport Stern. Brown est en pointe sur ces sujets, surtout s’ils sont abordés du point de vue économique. Cela réconcilie le reste anémique d’idéal internationaliste du Labour et la préoccupation économiste du New Labour. Comme les autres partis britanniques (dont le nouveau leader conservateur Cameron) sont également préoccupés par la question, cela signifie que l’orientation britannique comme leader de la mobilisation contre la crise climatique ne fait guère de doute.
• Mais le cas oppose frontalement Londres et Washington, pour toutes les raisons du monde. Washington a l’orientation qu’on sait, avec une administration totalement dans les mains des pétroliers. Washington est obsédé par l’Irak, avec toute la vanité et l’hubris du simili-Empire engagés dans cette affaire ; il sera difficile de lui donner une orientation différente. Washington est politiquement un point de désordre sans précédent, avec une absence d’unité, de pouvoir et de légitimité. On ne mobilise pas aisément un tel chaos. Avec une crise climatique à laquelle l’inculture US ne comprend rien et qui heurte divers intérêts à courte vue, cela sera encore plus difficile.
• Point annexe du précédent : si les conditions de la crise climatique se précisent vite et si Washington est incapable d’agir, on va assister à un renforcement dramatique du mouvement centrifuge aux USA sur ce sujet. De nombreux Etats et villes ont déjà choisi de suivre les normes de Kyoto. Cette opposition intérieure contre Washington risque de devenir dramatique si l’on ajoute les tensions dues à l’Irak et à la catastrophe washingtonienne actuelle, et aux tensions de la question de l’immigration. C’est pour le compte que des hypothèses qui semblent aujourd’hui loufoques de sécession peuvent devenir très sérieuses.
• Plus encore, pour le petit moyen terme : la lutte contre la crise climatique et les conséquences de la crise climatique impliquent nécessairement une révision radicale, voire l’abandon de la doctrine du libre échange, du marché libre, du “laisser-faire� général qui caractérisent la pensée dominante. Le choc est terrible pour Washington, mais aussi pour Londres, pour les penseurs type-Barroso de la Commission européenne, pour la pensée dominante, pour les élites du monde telles qu’on les connaît, pour le système et notre soi-disant “civilisation�.
Si l’orientation envisagée par le rapport Stern se confirme — et tout porte à le croire — on se trouve réellement devant des perspectives apocalyptiques. Encore le rapport n’envisage-t-il pas, puisque ce n’est pas son propos, les conséquences psychologiques d’une telle évolution. Il s’agit de la mise en cause radicale du système de la modernité par le système de la modernité lui-même (le réchauffement climatique est essentiellement dû, pour sa rapidité, aux déchets et à l’activité de l’économie du système de la modernité). Une conclusion par l’absurde est que si nous avions un autre système économique, nous pourrions sans doute mieux résister au choc dont notre système économique présent est responsable…
Toute la pensée moderniste occidentale est impliquée, avec la perspective d’une “révolution copernicienne� à l’envers (une “contre-révolution copernicienne� ?). C’est le système de développement économique machiniste lancé au XVIIème siècle, selon les premières conceptions du modernisme qui triomphe aujourd’hui, qui va engendrer une catastrophe planétaire dont l’un des effets est de mettre totalement en cause tous les aspects de ce système, notamment ses fondements économiques — puisque ce système s’est donné comme sens rien d’autre qu’une finalité économique. Tous les aspects de la pensée moderniste, basée sur le machinisme et la science, fondée sur le Progrès, sont confrontés à des révisions radicales. L’équilibre de la psychologie humaine et la cohérence de la culture dont elle est abreuvée sont directement mis en cause et menacés.
On peut toujours s’en sortir, pour quelques semaines d’optimisme supplémentaires, par le sempiternel : “mais le génie humain parviendra bien à résoudre également ce problème, comme il en a tant résolu déjà �. Avec GW à la Maison-Blanche et Barroso à la Commission, la formule recèle la substantifique moelle d’une mortelle ironie qui n’a pas fini de faire rire le Diable.
Source : http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=3300
Autre article sur « de defensa » : L’Angleterre a trouvé sa “juste causeâ€?
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=3313
Stern Review Report :
http://www.hm-treasury.gov.uk/independent_reviews/stern_review_economics_climate_change/stern_review_report.cfm
Jamais une génération n’a eu autant d’enjeux dans ses mains.
Ce film/conférence, remarquablement mené par Al Gore, nous le fait comprendre.
Les septiques n’ont plus aucun argument à faire valoir !
Le planète subit les plus grandes transformations néfastes jamais connues au précédent, et c’est sans équivoque !
Nous avons encore, mais pour peu de temps, toutes les cartes en main.
Alors, n’imitons pas la grenouille qui se laisse mourir dans son bocal d’eau que l’on chauffe petit à petit !
Relevons ce défi de taille… MAINTENANT !
ps : il est aussi intéressant de regarder les réactions du public auquel Mr Gore s’adresse..
Al Gore démontre avec force et qualité de supports graphiques, chiffrés et photograhiques la spirale du climat dans laquelle nous nous engouffrons depuis plusieurs décennies. Il dénonce les mensonges, l’aveuglement et l’inertie. Il ironise dans la foulée sur le manque de volonté politique. En recherche d’une communication efficace, il ne culpabilise pas, mais essaie plutôt de « toucher » pour faire bouger, en jonglant avec diverses approches, scientifiques et émotives, sans omettre l’aspect ludique.
Il nous livre une série d’informations, connues de plusieurs, ignorées par d’autres. L’exercice de style, réussi, est de tisser des liens entre ces informations, d’illustrer les effets dominos, les engrenages, et de pénétrer ainsi le domaine du complexe avec pas mal de pédagogie.
Il s’agit donc d’un documentaire captivant, destiné à un public non spécialisé mais dont le niveau d’information nécessite une concentration assez soutenue. Et même si certains passages n’auront pas toujours été compris, le film nous interpelle sur notre responsabilité personnelle, depuis le geste quotidien jusqu’à l’acte politique que nous allons poser… ou non… Et puis rien n’empêche… d’en parler avec son voisin, de le revoir, d’aller chercher de l’info (voir les pistes ci-dessous), notamment sur le site web accompagnant le film.
En France, le film a été projeté aux parlementaires, en présence de deux ministres… Une telle initiative a été initiée en Belgique et est à poursuivre auprès de nos diverses assemblées d’élus, débat à l’appui avec personne ressource…
Captivant !
j’ai été captivé par ce film, c’est assez étrange…
Je ne vous parle pas bien sûr de l’étonnante capacité d’Al Gore à mener sa conférence… il est clair que rien n’a été laissé au hasard et qu’une équipe de « communicateurs » est derrière tout cela mais que de bonheur, que de bonheur d’entendre cela, de savoir que l’on peut en parler sans passer pour l’emmerdeur ou l’alarmiste du coin !
Ce film sera pour nous un formidable outil de sensibilisation mais nous savons tous qu’il ne sera pas suffisant… la persuasion c’est bien mais ça aboutit rarement au passage à l’acte !
Et c’est là , dans le riche terreau laissé par Al Gore, que nous, acteurs de terrain, devons « compléter » ce film. A nous, de mettre sur pied les campagnes engageantes pour faire devenir réalité les actions simplissimes que tout un chacun connait déjà mais applique si peu…
Merci à Al Gore pour ce super coup de pouce !
(et puis crotte à tout ceux qui disent que ce film est juste un faire-valoir pour Al Gore !)
bel outil pour les classes en effet, pour susciter réflexion et surtout projets et actions sur nos comportements notamment. Beaucoup d’informations, communication magistrale. Pour les enseignants c’est un outil idéal, les classes défilent pour l’instant et ce n’est qu’un début car on annonce déjà très rapidement sa sortie en DVD (pour la fin de ce mois….). SI c’est un moyen d’ouvrir les yeux à nos responsables politiques tant mieux. En attendant le peu de moyens consacré à l’education pour l’environnement reste toujours trop peu. Là il faut que çà bouge …
Juste envie de vous raconter mon vendredi après-midi, celui qui a précédé les congés de Toussaint … Quand j’ai décidé d’aller voir ce film (le vendredi matin !),c’est parce que j’en ressentais le besoin, la nécessité, un sentiment de devoir (humain), et aussi cette envie d’aller entendre et voir une quantité de choses liées à la situation très critique de notre climat planétaire (que je connaissais en petite partie travaillant dans l’éducation à l’environnement) et qui allait peut-être, sans doute, sûrement me saper un peu plus le moral à ce propos !…. Sans doute un moment de défaillance, une perte de confiance,…. car, à ma grande surprise, quand je suis entrée dans la salle de cinéma, celle-ci fut comble… comble de classes d’adolescents dont l’âge se situait entre 14 et 17 ans…. Je ne vous parle pas du brouhaha…. y compris pendant les lancements des extraits de films et même pendant les pubs…jusqu’au moment où le film a démarré… plus un bruit … pas une remarque de profs… est-ce d’Al Gore qui les impressionnent tant… je ne pense pas… quelques « oh « , »merde alors », des soufflements au milieu d’une salle silencieuse ! … ce sont les questions planétaires les interpellent … Le film se termine… et là ! (j’en ai encore des frissons dans le dos en l’écrivant)… une foule d’applaudissements …. c’était un moment formidable… j’étais à nouveau remontée à bloc (et même plus qu’avant !)… il y a de l’espoir… les jeunes sont en marche ! (merci les profs!)
Il faut montrer ce film à un maximum de gens et le plus… gratuitement possible car ceux que cela n’intéresse pas ne donneront même pas une cacahuète pour le voir, il faudra se prêter le dvd, il faudra en budgétiser pour les écoles,… et à nous, animateurs, formateurs, éducateurs, enseignants, parents… administrations, communautés de l’utiliser pour engendrer de nouveaux applaudissements…Merci Al !
Bonjour,
Vos réflexions me semblent assez formatées!!!’peut-être suis-je dans l’erreur (je ne suis pas Dieu) mais quelqu’un peut m’expliquer lors du premier accord de Kyoto pourquoi Clinton et AL GORE (vice-président à cette époque) n’ont-il pas signés le protocole de Kyoto ????????????
Un peu facile de critiquer lorque que l’on est dans l’opposition!!
Décidément monsieur Gore si l’on se réfère AUX FAITS!! est le genre de personne qui a la jalousie de ce type d’opinion mais non la volonté!!
J’attend des réflexions perspicaces!
alphaius
bonjour je sui un enfant j ai 13 ans et je me sui inquiete sur la planete du future lorsque j ai vue le resume de votre film . je pense que vous avait reson dafole les gens sur la planete que nous somme en train de detruire entre la polution qui quause des rechaufement climatique et qui font fondre les glacier et qui fond monte la mer je vous soutien a propos de l adresse c est celle de mon pere mai il comprendra car lui aussi vous soutien dans ce que vous faite ma mere aussi dailleur salutation
charly
Un petit message pour alphaius en espérant qu’il puisse le lire sur ce site. Contrairement à ce que vous suggérez, Bill Clinton et Al Gore (parti démocrate) ont bel et bien signé le protocole de Kyoto (en décembre 1997) mais le Congrès (parlement) américain, à majorité républicaine, a refusé de le ratifier. Dès son arrivée au pouvoir début 2001, George W. Bush a annoncé qu’il bloquerait toute nouvelle tentative de ratification du protocole, au motif qu’il mettrait en danger l’économie américaine. Il faut savoir qu’un tel traité international ne peut être soumis au Congrès que sur demande du Président américain. Le fait que le Congrès ait basculé dans le camp démocrate le mois dernier ne permettra donc pas la ratification du Protocole de Kyoto puisque Bush s’y oppose toujours.
On peut certes estimer qu’Al Gore a des arrières-pensées politiques. Ce n’est pas sûr. Mais, même si c’était le cas, je ne vois pas où est le problème. Après tout, qu’un politicien américain songe à se « vendre » en mettant en avant les thèses écologistes plutôt qu’une « guerre contre le terrorisme » ou je ne sais quoi d’autre est en soi plutôt réjouissant.
vs avait tous raison il faut réagir avant qu’il ne soit tro tard pour sauver la planete terre cette belle planete bleue il faut tous nous y mettre des maintenant pas demain pas la semaine prochaine non maintenant avant qu’il soit tro tard pour tanter de sauver la terre la fonte des glacier a commencer il faut vite que cela s’arete sinnon il sera tro tard pour les générations avenir il faut areter cette polution qui détruise la nature les animaux en voie de disparitions il faut tous réagir nous somme tous coupable de cette catastrophe qui arrive donc nous somme 6 milliard d ‘ habitant si chacun fait un geste cela peut etre tres facile de sauver la terre.
Donc s’il vous plait réagisser pour la planete terre avant que l’irreparable se produise merci.
PS: le film une vérité qui dérange et tres bien et un bon exemple il faut continuer a pousser les gens continuer a faire ses film dans differente ville et different pays je vous soutien merci.
Une réponse à Alain,
En politique il est connu que lorsque l’opposition est implicitement d’accord avec la majorité ou inversément, l’une des deux décide quelque chose pour conserver ou attirer un électorat tout en sachant qu’il a besoin de l’autre pour valider cette décision mais qui sera toute façon refusée. Qui saurait me dire réellement la différence entre des démocrates et des républicains ?( je conseille vivement d’étudier l’histoire des USA) ! Décidément je dois remettre les pendules à l’heure, ce n’est ni les démocrates,ni les républicains qui décident !!!!
Voici un article sur les fondements scientifiques du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » avec des liens explicatifs :
Une vérité qui dérange : un maladroit mensonge
Bonne lecture.
Bonjour,
J’arrive après la guerre mais je profite de l’occasion qui m’est donnée ici de réagir sur ce film.
En quelques mots : en tant qu’européenne j’ai détesté ce film redondant. Je ne me permets pas de parler aux noms de tous les européens, mais je sais que belges, francais, allemands, de part les diffusions télévisées de certaines chaines un mininum responsables (comme en ce qui nous concerne : Arte, La5, LaUne, LaDeux), n’avaient rien à en apprendre. Sans doute fallait-il éclairer les lanternes de Mr et Mrs Toutlemonde aux USA, nul doute à ce sujet…
Mais de là à encenser Mr Gore, à lui attribuer le Prix Nobel de la Paix, lorsque des journalistes et dissidents sont enfermés dans d’obscures prisons (qu’elles soient réelles ou idéologiques) pour leurs prises de position de part le monde… je trouve le choix mal placé.
De plus, Mr Gore s’encense assez bien lui même sur la totalité de son film lors de ses petites séquences émotion en noir et blanc… Tellement made in Hollywood. Qu’il est gentil le Al Gore… écoeurant.
Mais bon, allez… merci quand meme!